Section title text:  Our Spirit.

Amiens, la première maison, maison-mère de la Société: le “berceau”

House on rue du puis-vert.Aussi curieux que cela puisse paraitre, les conséquences du choix que fit Victoire en choisissant un collège pour son fils Eugène, vont la faire changer de vie. En 1814, l’évêque d’Amiens invitait les Jésuites à ouvrir un collège à Amiens dans l’ancienne abbaye de St Acheul. Victoire décida de mettre Eugène dans ce nouveau collège, même s’il était éloigné de chez elle. Victoire s’arrangea pour rester à Amiens et aider l’enfant à s’adapter et très vite elle se trouva à faire un travail bénévole au Collège. Victoire va ainsi apprendre à mieux connaitre et apprécier les Jésuites. Avec leur aide, sa vie de prière s’épanouit et elle se sentit attirée par l’idéal jésuite du don total de soi au Seigneur. Mais elle avait un jeune fils qu’elle aimait profondément et dont elle ne pouvait pas se séparer. Cependant son expérience de Dieu était si forte qu’elle ne pouvait pas l’ignorer.

En 1817, l’appel à fonder une congrégation religieuse devint très clair pour Victoire, et elle commença à chercher une maison.

La maison qu’elle acheta, rue du Puits-vert en 1817 et que les premières compagnes habitèrent en 1820, se trouve aujourd’hui rue Dupuis. Le dessin à gauche montre à quoi ressemblait la rue à cette époque. La photo à droite montre la même vue aujourd’hui avec le bâtiment du Pensionnat construit en 1895 et appelé Maison Sainte Philomène, la façade du bâtiment est surmontée d’une statue de la Sainte.

Ancient convent of the Oratory:  Convent of Ladies of the Sacred Heart 1823.En face la rue Dupuis ancienne rue du Puits vert, se trouve l’établissement des Religieuses du Sacré-Cœur avec une grande chapelle. Ce bâtiment appartenait aux Oratoriens avant la révolution. C’est dans cette chapelle que Marie Madeleine eut une expérience mystique profonde et entendit les mots “j’ai soif” du crucifix. Cette expérience va influencer profondément sa vie apostolique.

The corner of Rue des Augustins and Rue du Puits-Vert in 1830.Lorsque les premières compagnes se rassemblèrent, elles s’occupèrent des nombreux enfants pauvres et des orphelines et organisèrent des cours du soir pour les femmes. L’espace était restreint. Les autorités de la ville appréciaient le travail des religieuses et à leur demande, le Ministre de la Guerre prêta à Marie Madeleine et à ses compagnes des locaux supplémentaires pour leur travail avec les pauvres enfants et les femmes du quartier. Le dessin montre cette installation. La propriété avait une cour et un jardin et permettait à la fois de travailler et de jouer. Les classes du soir fonctionnèrent pendant de nombreuses années jusqu’à ce qu’une congrégation fondée dans ce but prit la relève. En 1846, après la mort de Mme Delaporte, le P. de Bussy sJ confia à Marie Madeleine la propriété de Camon qui était un orphelinat dans la banlieue d’Amiens. Elle développa alors le Pensionnat d’Amiens, malheureusement les expulsions de 1904 vont être un coup d’arrêt. Sainte Philomène ré-ouvrira après la guerre de 1914-18, et sera de nouveau fermée pendant la guerre de 1940-45 à cause des bombardements, Elle ré-ouvrira pour être l’internat du Lycée, et fermera définitivement en 1974. Le bâtiment est actuellement utilisé comme hébergement pour les SDF, ainsi le service aux démunis continue à la suite de Marie Madeleine et des compagnes qui travaillèrent à secourir les pauvres de la ville.  

Les FCJ possède toujours la première maison de la Société achetée par Marie Madeleine en 1817 

Demandons à notre Seigneur de nous donner l’esprit de la Société de Jésus,
       et puisque nous avons ses Constitutions, la volonté de Dieu
                est que nous ayons aussi son esprit    (Marie Madeleine)